Je ne veux pas du pouvoir, je veux seulement l'art, l'art et la passion.
"   Mais un événement n’est-il pas au contraire d’autant plus important et chargé de signification qu’il dépend d’un plus grand nombre de hasards ? Seul le hasard peut nous apparaître comme un message. Ce qui arrive par nécessité, ce qui est attendu et se répète quotidiennement n’est que chose muette. Seul le hasard est parlant. On tente d’y lire comme les gitanes lisent au fond d’une tasse dans les figures qu’a dessinées le marc de café. […] Le hasard a de ces sortilèges, pas la nécessité. Pour qu’un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s’y rejoignent dès le premier instant comme les oiseaux sur les épaules de saint François d’Assise.   "
Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être.
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"   Chaque jour je m’aperçois du peu que j’ai et la profondeur de mon vide n’est égale qu’à la patience que je mets à le contempler. Il me semble pourtant que j’aime quelque chose.   "
Gustave Flaubert , Lettre à Louise Colet (via feuille-d-automne)
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"   Le processus de transformation avait-il déjà débuté ? Nous qui étions de vieux connaisseurs et admirateurs de l’Europe ancienne, de la vraie musique, de la vraie poésie d’autrefois, constituions-nous simplement une ridicule petite minorité de névrosés à l’esprit compliqué, que l’on oublierait et que l’on raillerait demain ? Ce que nous appelions ” Culture “, esprit, âme ; ce que nous qualifiions de beau, de sacré, ne représentait-il qu’une réalité fantomatique, disparue depuis longtemps déjà ? Étions-nous les seuls, nous pauvres fous, à croire encore cette réalité authentique et vivante ? Était-il possible qu’elle n’eût jamais vraiment existé ? Était-il possible que ce que nous autres, pauvres fous, nous nous efforcions d’atteindre n’eût jamais été qu’une illusion ?   "
Hermann Hesse. (via jebandepourtoipetite)
"   (…) envie d’Ailleurs, de bleu, de vie, de toi, et c’est ça qui me tue, j’ai envie de toi, je voudrais passer mes nuits dans ton lit immense, apprendre à te connaître et tenter de briser tes barrières, en silence, avec les yeux, les lèvres et les doigts. Et me languir entre tes mots, entre tes mains, dans ton souffle.   "
Écrire des lettres et ne jamais les envoyer. (via borddeciel)
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"   Je voyais tout de son visage, de son corps, froidement : ses cils, l’ongle de son orteil, la minceur de ses sourcils, de ses lèvres, l’émail de ses yeux, tel grain de beauté, une façon d’étendre les doigts en fumant ; j’étais fasciné - la fascination n’étant en somme que l’extrémité du détachement - par cette sorte de figurine coloriée, faïencée, vitrifiée, où je pouvais lire, sans rien y comprendre, la cause de mon désir.   "
Roland Barthès (via lecanaperouge)
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Draps frais

leschroniquesdejuliedebelgique:

Et se glisser doucement, presque nue, dans un lit fraîchement changé.