Je ne veux pas du pouvoir, je veux seulement l'art, l'art et la passion.
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"   Chaque jour je m’aperçois du peu que j’ai et la profondeur de mon vide n’est égale qu’à la patience que je mets à le contempler. Il me semble pourtant que j’aime quelque chose.   "
Gustave Flaubert , Lettre à Louise Colet (via feuille-d-automne)
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"   Le processus de transformation avait-il déjà débuté ? Nous qui étions de vieux connaisseurs et admirateurs de l’Europe ancienne, de la vraie musique, de la vraie poésie d’autrefois, constituions-nous simplement une ridicule petite minorité de névrosés à l’esprit compliqué, que l’on oublierait et que l’on raillerait demain ? Ce que nous appelions ” Culture “, esprit, âme ; ce que nous qualifiions de beau, de sacré, ne représentait-il qu’une réalité fantomatique, disparue depuis longtemps déjà ? Étions-nous les seuls, nous pauvres fous, à croire encore cette réalité authentique et vivante ? Était-il possible qu’elle n’eût jamais vraiment existé ? Était-il possible que ce que nous autres, pauvres fous, nous nous efforcions d’atteindre n’eût jamais été qu’une illusion ?   "
Hermann Hesse. (via jebandepourtoipetite)
"   (…) envie d’Ailleurs, de bleu, de vie, de toi, et c’est ça qui me tue, j’ai envie de toi, je voudrais passer mes nuits dans ton lit immense, apprendre à te connaître et tenter de briser tes barrières, en silence, avec les yeux, les lèvres et les doigts. Et me languir entre tes mots, entre tes mains, dans ton souffle.   "
Écrire des lettres et ne jamais les envoyer. (via borddeciel)
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"   Je voyais tout de son visage, de son corps, froidement : ses cils, l’ongle de son orteil, la minceur de ses sourcils, de ses lèvres, l’émail de ses yeux, tel grain de beauté, une façon d’étendre les doigts en fumant ; j’étais fasciné - la fascination n’étant en somme que l’extrémité du détachement - par cette sorte de figurine coloriée, faïencée, vitrifiée, où je pouvais lire, sans rien y comprendre, la cause de mon désir.   "
Roland Barthès (via lecanaperouge)
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Draps frais

leschroniquesdejuliedebelgique:

Et se glisser doucement, presque nue, dans un lit fraîchement changé. 

"   J’ai besoin de solitude, j’ai besoin d’espace ; j’ai besoin d’air. J’ai si peu d’énergie. J’ai besoin d’être entourée de champs nus, de sentir mes jambes arpenter les routes ; besoin de sommeil et d’une vie tout animale. Mon cerveau est trop actif.   "
Virginia Woolf, Journal intégral (1915-1941)